travaux

ni "yeux", ni "larmes", ni "bouillons", exposition programme de diffusion Crystal Palace, Zébra3,

BORAX - Exposition Arrière-Plan, SOLARIUM - Aix-Les-Bains - 2016

TERRASSE(S) - 2016 28 (x3) carreaux émaillés 20x20x0,5cm chacun

PODIUM/DIVA - Exposition de fin de résidence des Ateliers des Arques, 2015.

PODIUM/DIVA - Exposition de fin de résidence des Ateliers des Arques, 2015.

Exposition SERPENTINE, Galerie TATOR, Lyon, 2014.

Commissariat pour un arbre #4, proposition de Mathieu Mercier, Zébra3-BuySellf, Bordeaux

SAISON#3, atelier SUMO, Lyon, 2013.

Atelier SUMO, Lyon, 2013. En fibre, en lamelle et en grain. PARK est un détail d’architecture extrait d’une de mes vidéos, qui porte le même titre. Il s’agit d’une extraction. Ici, le volume originel extrait de la vidéo (2D), devient à nouveau un volume (3D), étrangement plan. Une structure à colombage sans hourdage, annulant ainsi sa fonction initiale de soutien, étant elle-même soutenue par le mur sur lequel elle est apposée. Un arrêt sur image transposé dans un lieu, un fragment. Le rapport 4/3 de la vidéo est conservé dans cette construction, les dimensions maximales s’adaptant elles aux dimensions maximales des plaques de contreplaqués utilisées pour sa réalisation. PARK est une pièce qui existe sous différentes formes, mais dont le titre reste le même. PARK est un lieu, une vidéo, une sculpture, un pot de peinture dont la couleur correspond à la valeur moyenne de toutes les variations chromatiques existantes dans la vidéo. Un trouble se crée alors quant à l’origine même de cette pièce, portant à chaque fois le même titre, mais étant montrée à chaque fois sous différentes formes.

Clark Aube, 2012. La pratique de Mathias Tujague, qui mêle l’installation et la production d’objets sculpturaux, se dirige résolument vers la création de situations et d’environnements à expérimenter. Afin d’attirer l’attention sur des objets du quotidien somme toute banals, il les reproduit en misant sur des changements de matériaux et d’échelle qui, tout en leur soutirant leur fonctionnalité, leur donne une présence différente. Bien que le faire soit très important dans sa démarche, très peu de traces témoignent du côté artisanal de ses œuvres qui paraissent réalisées de manière industrielle. Invité dans le cadre de la première résidence croisée entre CLARK et l’association Zébra3/BuySellf de Bordeaux, Tujague a développé KARST, un projet qui témoigne de sa nouvelle approche, spécialement conçu pour la petite galerie. KARST est inspiré par la grotte de Naïca, milieu naturel découvert en 2000 par des mineurs d’une petite ville du Mexique. Située à 300 mètres sous une montagne, au centre d’une région désertique, la grotte contient les plus grands cristaux de gypse jamais vus dont certains font près de treize mètres de long. Plusieurs personnes l’ont rapprochée du lieu décrit par Jules Verne dans son roman de science-fiction Voyage au centre de la terre (1867), parallèle qui ajoute à son côté mystérieux. Souhaitant évoquer le contenant – la grotte – par son contenu – les cristaux, et ce, sans modifier les paramètres de la salle, Tujague mise sur l’installation de structures hexagonales irrégulières qui traversent la galerie et obligent le spectateur à adopter, pour se déplacer, le même type d’attitude que s’il se trouvait réellement dans la grotte : mesurer l’espace qui se trouve entre les structures afin d’évaluer s’il peut ou non s’y faufiler, se pencher, etc. Puisqu’il est impossible de rester très longtemps à Naïca en raison du taux d’humidité et de la chaleur qui en rend le climat presque insupportable, tout un système d’enregistrement et de captation de données a dû être développé pour étudier ce milieu et en maintenir une trace virtuelle. Cet aspect fait écho au processus de l’artiste, qui navigue constamment entre le virtuel et le réel, chacun de ses projets comprenant toujours une étape de modélisation 3D. C’est le défi de transposer, dans l’espace réel de la galerie, la structure élaborée de manière virtuelle en acceptant les pertes d’information et les modifications que ce passage implique, qui nourrit sa démarche. Une épuration et une simplification se jouent à ce stade de la production, où seules les caractéristiques essentielles des formes sont maintenues. En résulte un environnement qui paraît étrangement cartésien alors qu’aucune des structures qu’il contient n’est identique. Avec KARST, Tujague répond de manière poétique au problème de conservation de cette grotte en permettant en quelque sorte au spectateur d’en faire l’expérience, bien que les différentes transpositions qu’il fait subir au site naturel introduisent évidemment un décalage entre l’original et sa reproduction. Anne-Marie St-Jean Aubre

Exposition "D'un océan à l'autre…" , Heimatmuseum, Londres 2011. Black sequins 124 x 62cm. Constitué de plus de 3000 sequins noires posés au sol, FLOOR utilise l’aspect réfléchissant de sa matière à deux niveaux, reprenant la forme d’une applique luminaire du plafond éteinte pour l’occasion ; et, situé à proximité de la vidéo WHALES, renvoyant ainsi, vu sous un certain angle, l’aspect miroitant de la surface du Saint Laurent. Sa forme géométriquement standardisée contrastant avec son aspect faussement animal, comme peau d’écailles de poisson ou de reptile.

Exposition "D'un océan à l'autre…" , Heimatmuseum, Londres 2011.

Exposition "D'un océan à l'autre…" , Heimatmuseum, Londres 2011. Bois de placage érable, dimensions variables. Le platane commun ou platane à feuille d’érable est une hybride d’espèce d’arbre de la famille des Platanaceae couramment utilisée comme arbre d’ornement urbain et d’alignement le long des rues et des routes. Ce sont des arbres qui supportent bien l’élagage et les conditions de vie en milieu urbain. Son nom lui vient de sa forte ressemblance avec l’érable plane utilisé lui aussi comme arbre d’ornement, dont il existe de nombreuses variétés à feuilles dites décoratives. Tas de feuilles est la reproduction d’un tas de feuilles de platane commun, découpées à la scie à chantourner et réalisé avec du bois de placage d’érable véritable. Le tas, dont la dimension (donc le nombre de feuilles) est variable en fonction du lieu, est réalisé à partir du modèle d’une feuille de platane récoltée dans la nature et reproduite autant de fois que nécessaire. Les feuilles de platanes se retrouvent donc ainsi, fabriquées avec le véritable bois qu’elles sont censées singer. Trempées ensuite une à une dans de l’eau chaude, sorte d’altération esthétique ou ornementale, elles retrouvent ainsi leur statut originel. Elles se tordent alors une à une dans le sens des fibres, redevenant d’une certaine façon « vivantes » pour au final adopter à nouveau la forme ou plutôt l’aspect d’une feuille morte.

Exposition "D'un océan à l'autre…" , Heimatmuseum, Londres 2011. Vidéo 3,42 minutes. À l’origine, une simple attraction touristique à Tadoussac au Québec sur le fleuve Saint Laurent. Habillés de façon étrange, les touristes avancent en file indienne pour monter dans des bateaux de différentes tailles afin d’aller observer les baleines. Une fois sur les embarcations, perdu au milieu de nulle part, cela ressemble étrangement à une chasse. Entouré par un épais brouillard, avec comme seul repère la surface «glassy» et glaciale du Saint Laurent (qui ne semble au final ne faire plus qu’un avec la brume), guidé par les sonars, le brouillard laisse transparaître quelques formes, (apparitions fantômatiques). Matière étrange, source de lumière, la tension de la chasse est palpable. Une quête de l’inconnu, une attente inquiétante, une suspension des temps, l’impossibilité d’identifier les objets désoriente et donne une certaine mesure de la contemplation. Ennui, déception

Le Bowl

Exposition "Art et Paysage", Artigues, 2009. Terre, gazon, diamètre 7,50m, Profondeur 1,50m.

Boulier BitMap 2008. Exposition "Désir", Galerie du Musée des Beaux Arts de Bordeaux, 2010. Bois, acajou, yellow pine, 140 x 30 x 40.

Herse 2008. Béton, acier, 250 x 40 x 110.

Shot Shot 2007. Gel balistique, haut parleur, amplificateur, infra basses, 30 x 30 x 30 cm Un haut-parleur contenu dans un bloc cubique de gel balistique (matériau reproduisant la densité du corps humain et utilisé pour des tests de pénétration de balles) diffuse à intervalles réguliers des détonations de Magnum 357. Ce corps gélatineux étouffe, vibrations et détonations restant bloquées à l’intérieur, rien ne sort (ou quasi rien). Le moulage de la gélatine doit être refait à chaque monstration ; c’est un corps périssable, peut être à l’image du son qui peut l’être aussi?

Cabane

Everest

Hameçon

Neutrino

Tablette TGV

La pratique de Mathias Tujague, qui mêle l’installation et la production d’objets sculpturaux, se dirige résolument vers la création de situations et d’environnements à expérimenter. Afin d’attirer l’attention sur des objets du quotidien somme toute banals, il les reproduit en misant sur des changements de matériaux et d’échelle qui, tout en leur soutirant leur fonctionnalité, leur donne une présence différente. Bien que le faire soit très important dans sa démarche, très peu de traces témoignent du côté artisanal de ses œuvres qui paraissent réalisées de manière industrielle.